duo show avec Héloïse Blume
Atelier Marcelin, septembre 2025.
D’abord, il y a eu une édition. Deux formats presque A3, imprimés en sérigraphie, deux passages, un noir et un argent. Un format chacun·e. Pliés en quatre et glissés l’un dans l’autre, reliés par un colophon en papier teinté à la garance. Ça fait un cahier qu’on peut ouvrir; un cahier avec des fleurs, un dessin à la ligne claire, des motifs végétaux, quelques mots de Giorgia O’Keefe. Ça s’appelle déjà « Ce qui s’ouvre à la nuit ».
Puis, plus tard, tout ça s’est déployé en une installation, dans la salon d’une maison de Lorient, celle d'Elen Cornec et Sylvain Le Corre, mais on dit Atelier Marcelin. On vide les meubles, mais pas tout, on veut garder la vie domestique. On adore la cheminée. On aime la casquette de Louison. On sort les oeuvres, on partage tout. On démonte un rideau et on met un tissu teinté à la place, qui devient le rideau à la place du rideau. On met les sérigraphies à la verticale, des nuages debouts. On accroche la tringle au plafond et on suspend les toiles à côté des papiers roses marouflés. On décide que le lien sera la palette de couleurs, on garde les teintes légères, on ajuste, on accroche. On parle un langage de formes et d’espace. Sur les murs, on met des gommettes d’argent, des ponctuations, des constellations. On demande à Sylvain s’il veut bien nous prêter un dessin pour un assemblage trio, il monte aussi une plaque de métal noire, on met les pétales de tissu d’Héloïse dessus, on met le grand papier teinté sous le dessin de Sylvain et un verre par-dessus le dessin, c’est bien comme ça. On a fait une plage de papiers, sur l'îlot de la cuisine, avec les gravures d'Elen, des dessins à nous, des morceaux de sérigraphies et les perles d'Héloïse. On a gardé un meuble, on en fait la bibliothèque pour poser les éditions, les affiches, tout ce qu’il y a eu avant l’installation. Le titre est là, sur les affiches, sur les colophons, « Ce qui s’ouvre à la nuit ».
Photos © Héloïse Blume











